Située à Villejuif, dans une banlieue mitée et bétonnée,
MK/25-SC est un projet de maison qui soulève des questions à l’échelle du territoire. Grâce à une réglementation d’urbanisme légèrement différente des communes alentour, l’occasion nous est donnée de réfléchir à une implantation nouvelle du bâti dans la parcelle. Aucune marge de recul n’est imposée sur la voie et une implantation sur les limites séparatives est autorisée.
D’autre part, le terrain consiste en une plaque d’asphalte de 250m2 sur laquelle sont posées quatre boxes de parking appartenant à un immeuble HLlM. Paradoxalement, nos clients expriment leur volonté de retrouver la nature. De la combinaison de ces éléments est né le concept de la maison. La terre se rebelle, l’asphalte se craquelle, la maison s’enterre en partie dans le sol naturel retrouvé. Le bâti s’implante sur la limite séparative nord, dégageant un jardin en un seul tenant au sud. Le bâti vient jusqu’en bordure de voie offrir une façade urbaine. La place de stationnement est traitée comme un parvis à la maison au niveau de la rue.

 

Les pièces principales s’ouvrent sur le jardin décaissé et protégé de la rue. Cette implantation va à l’encontre de l’implantation traditionnelle du pavillon de banlieue au milieude sa parcelle. Elle affirme notre volonté de traiter le rapport à la rue, de qualifier les espaces extérieurs qui ne sont pas un terrain résiduel autour de la maison.De même les espaces domestiques sont qualifiés par les hauteurs sous plafond et les orientations des ouvertures. On passe d’un espace à l’autre par un cheminement très lent, en empruntant les rampes. Le séjour peut servir d’espace de représentation : nos clients sont tous deux musiciens et peuvent jouer, être regardés par les spectateurs depuis les rampes. L’ascension mène au «bossoir», lieu de création musicale. La maison est en acier Corten, couleur terre, elle se patine avec le temps et fusionne par sa couleur avec le sol retrouvé.