Le futur Office de Tourisme de Fréjus est un caillou à deux visages, comme le Pygmalion, emblème de la cité antique.
Lorsque le visiteur entre dans la ville, il perçoit une masse qui se dresse formant un signal, en écho à la tour des anciens remparts qui s’ouvre devant elle. L’enveloppe brute et minérale de cette forme abstraite se soulève et semble léviter au-dessus d’une paroi de verre inclinée : une vitrine sur l’espace d’accueil.
Puis les facettes du caillou se gonflent, tournent et s’alignent face au Tribunal de Grande instance sur le côté latéral du bâtiment pour nous guider en direction du centre de Fréjus.
Une fois entré dans la ville ancienne, on découvre à l’arrière de l’Office du Tourisme un second espace public incéré entre les immeubles et une place végétale, ombragée qui accueille le visiteur. Ici, la surface du bloc monolithique est plus précieuse, plus raffinée. Elle est travaillée comme une pierre sculptée, grattée, creusée. Des veinures verticales parcourent la façade et mettent à nu une autre matière qui laisse deviner la profondeur de l’édifice.
Dans ces échancrures de verre, laissant filtrer la lumière du jour et s’éclairant la nuit, se loge l’entrée des visiteurs.
Le porche offre un contraste en s’ouvrant sur l’espace d’accueil qui se déploie vers la lumière et la vue panoramique. L’entrée de ville par laquelle est entré le visiteur s’offre de nouveau à lui; le caillou devient alors une sorte de belvédère surplombant le paysage.